Retranscription du Tuyau, numéro 12, page 6 (30 septembre 1915)

Voir la page originale du journal ici

séparation

Notes Musicales

La pièce de résistance des concerts du dimanche 19 7bre était une fantaisie sur "Faust" l'opéra de Gounod.
Un opéra peut-être beau, la fantaisie sur un opéra n'est qu'un pot pourri qui toujours diminie la valeur de l'oeuvre musicale dont elle est tirée. Néanmoins, dans certaines circonstances, la captivité en est une, on peut entendre un tel arrangement avec plaisir. C'est ainsi que j'ai entendu Faust. J'ai essayé de croire que c'était celui de Gounod.
Gounod était Français et de plus créole. Il avait une connaissance approfondie de l'orgue! Ces qualités en ont fait un compositeur accompli, intègre, sincère. Il était pénétré de principe absolument juste que le rôle de l'ornement en art est d'accuser la forme, mais il est resté dans son oeuvre exemplt de toute originalité. Le Choral des Epées bien rendu, était transcrit comme debut de la fantaisie Marguerite (Mr Haustete) a rempli son rôle avec chaleur. Faust lui a répondu d'une voix voilée. Cela tient peut-être à l'imperfection du piston dont se sert le titulaire de cet instrument. Les autres rôles étaient tenus avec goût. L'ensemble de l'orchestration était faible et l'exécution manquait de sens dramatique. Je note en passant que dans un petit orchestre, chaque instrumentiste doit bien se pénétrer du fait qu'il est seul à remplir une partie. Il ne peut donc jamais se dispenser de jouer même un instant sans qu'un viole se remarque dans l'exécution. La tâche est plus aride que de jouer dans un grand orchestre où chaque partie se trouve au moins doublée. Le programme était d'un niveau

séparation

Monsieur comme il pourrait être extrêmement mauvais pour vous de dormir dans votre lit, vous allez vous installer gentiment pour quelques jours au "Terminus" à la gare St Lazare. Comme je tiens à accompagner Mr Aubemont chez lui et qu'il ne faut pas que vous sortiez ensemble voulez-vous que nous nous retrouvions demain matin dans le hall dudit Terminus vers les 11h1/2.
Entendu, dit Dupont qui eut bien voulu rester avec Faivrol et Aubemont, mais ne pouvait que céder deavnt le calme impérieux du policier. Vos instructions seront suivies à la lettre. Mais à votre tour permettez-moi que les lecteurs du "Journal" où j'écris actuellement auront la primeur de l'aventure à laquelle de je me trouve mêlée.
C'est promis dit en souriant Faivrol, et maintenant bonsoir, allez mettre vos letres en sûreté, bouclez votre valise et ne vous éternisez pas chez vous.
Puis quand ke journaliste leur eut serré la main: "J'ai l'intention de vous accompagner dit-il à Aubemont en remontant à pied d'ici jusqu'à votre logies de la place Denfert, nous aurons le temps de causer. Une poignée de main au patron, qui avec un sourire tendait au policier son chapeau de feutre ciré de dessous le comptoir et de les deux hommes gagnaient le Paul Mick. Il était 7h1/2 environ. Le soir tombait - à cette époque de vacances le boulevard était peu animé surtout le trottoir de droite en remontant, vers lequel Faivrol avait ? de son compagnon. Une fois dépassée la Fontaine "Maintenant causons fit le policier - C'est votre nom jeté pour la première fois dans la conversation, il y a quelques minutes qui m'a décidé à vous aborder. Si je suis entré au bar des Moninettes c'est tout à fait par hasard. Je sortais de l'Hôtel-Dieu où je je venais de faire une petite enquête dont je vous reparlerai tout à l'heure, quand j'ai aperçu (illisible) bien connu de nous tous et surnommé (illisible) signe parmi les apaches. J'eus vites fait de voir qu'il filait cette dame en nous qui ait venue vous parler, par (illisible), je le pris en filature à mon tour. Dès qu'elle fut rentrée là, il disparut (illisible) l'impression qu'il allait prévenir un complice. Le patron de ce bar est un indicateur qui me connaît bien, il ne s'étonna pas de me voir apparaître à ses côtés. (illisible) le barman pris dans l'arrière boutique par où j'étais entré. J'ai pu aussi entendre une partie de votre conversation et bien vois ce curieux chauffeur survenu si à propos pour arrêter les révélations attendues, j'aurais pu les suivre, mais autre que cela pouvait devenir difficile, comme j'allais chez vous en sortant de l'Hôtel-Dieu je m'apprêtais à m'éclipser quand l'occasion, s'est offerte, ayant su qui vous étiez, de me présenter à vous.
- Vous alliez chez moi? releva Aubemont stupéfait?
- Oui, cher Monsieur, pour vérifier un alibi donné par votre ami Renard, actuellement prévenu d'assassinat.
- Quoi. Renard - un assassin- mais c'est fou- et Aubemont livide s'accolait à un bec de gaz, kes jambes molles en regardant Faivrol d'un air abruti.
- Si je n'étais pas depuis longtemps, persuadé de l'innoncence de votre ami, croyez-bien, fit le policier, que j'aurais pris plus de précautions pour vérifier ses dires concernant l'emploi de sa dernière soirée et il (manquant) Aubemont en souriant amicalement.
Celui-ci qui retrouvait peu à peu ses esprits se cramponna au bras de son compagnon.
- Mais moi aussi, cette nuit. Oh! ce cauchemar qui m'a poursuivi tout le jour! Le regard du policier exprima alors à son tour quelque surprise, mais sa voix était toujours aussi calme, et son sourire aussi rassurant, tandis qu'il invitait Aubemont à s'expliquer davantage, tout en reprenant leur route. En quelques phrases entrecoupées mais précises, le jeune homme lui conta son retour, son désir de ne pas réveiller sa femme, et la découverte de la lettre anonyme qu'il tendit à Faivrol. Celui-ci s'arrêta pour la lire à la lueur d'une devanture, puis la mit soigneusement dans son portefeuille et reprenant Aubemont par le bras: - Continuez, fit-il, laconiquement et docile, Aumbemont lui dit sa surprise en constatant qu'on avait avancé sa pendule, et les traces retrouvées sur le cadran, marques d'une main sanglante qui lui dansaient devant ls yeux.
A-t-on touché depuis à la pendule? fit vivement le policier?
Non, dit Aubemont pas avant que je sorte à 5 heures ce soir, et la bonne à défense de pénétrer dans mon cabinet et quant