Retranscription du Tuyau, numéro 14, page 4 (14 octobre 1915)

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rassemblement de troupes près de la frontière serbe, l'aide financière que le Cabinet de Sofia reçoit de nos ennemis, ne laissent aucun doute sur le but des préparatifs militaires faits par le gouvernement bulgare. Les puissances de l'entente qui se sont montrées disposées à favoriser les aspirations du peuple bulgare ont prévnu à plusieurs reprises le président du Conseil Radoslawow qu'elles considèreraient comme dirigée contre elle-même toute attitude hostile à l'égard de la Serbie. Les assurances données par le président du Conseil bulgare en réponse à ces avertissements ont été contredites par les faits. Les représentants de cette Russie, qui est unie à la Bulgarie par l'inoubliable souvenir de la délivrance des Bulgares du joug turc, ne peut consacrer par sa présence les préparatifs d'une lutte fratricide contre un peuple slave et un allié. Aussi l'ambassadeur russe e-t-il reçu l'ordre de quitter la Bulgarie avec tout le personnel de l'Ambassade et des consulats, si le gouvernement bulgare, dans un délai de 24 heures, ne rompte pas toutes relations avec les ennemis de la cause slave et de la Russie, et s'il ne se résout pas immédiatement à éloigner les officers qui appartiennent aux armées des Etats ennemis de l'Entente. Les différentes puissances de l'Entente ont fait savoir qu'elles s'associaient à la démarche russe. La réponse à l'ultimatum n'ayant pas satisfait la Russie, celle-ci se trouve virtuellement en guerre avec la Bulgarie depuis le Mardi 5 octobre à 4 heures. Aucun acte d'hostilité n'a été fait à la date où j'écris (Dimanche 10 oct.)
La situation maintenant est claire, mais elle est cirtique pour la Serbie qui, envahie au Nord par les armées de Mackensen est menacée sur ses derrières par les Bulgares. Ceux-ci sans doute ne l'ont pas encore attaquée, ils annoncent même qu'ils ne l'attaqueront que si l'E.M. allemand le jube bon. Mais ils peuvent en occupant par places la voie ferrée de Salonique à Nitch, interrompre toutes les relations entre les serbes et leurs alliés. Aussi l'entente a-t-elle décidé de débarquer des troupes à Salonique, afin de prendre possession elle-même de la ligne en question. Mr Venizelos a opposé à la tentative de débarquement des alliés une protestation de pure forme. Et ceux-ci ont pu croire un instant que la Grèce, liée à la Serbie par un traité d'alliance, consciente du danger que lui ferait encourir une hégémonie bulgare dans les Balkans, allait non seulement favoriser leur entreprise, mais même joindre ses troupes aux leurs. L'intervention personnelle du roi Constantin, qui s'est exercée une fois de plus dans un sens favorable à l'Allemagne, a fait échouer ce projet. Venizelos a dû se retirer et un nouveau cabinet grec a été constitué sous la présidence de M.Zaimis. Ce cabinet ne semble pas décidé à s'opposer au débarquement de nos troupes, mais l'extrême limite de ce qu'il veuille faire à l'égarde de l'Entente est de pratiquer vis à vis d'elle une politique de neutralité bienveillante. Il n'est donc plus question d'une coopération militaire.

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Les tournées

le groupe artistique du IVe Camp a de nouveau donné chez nous Dimanche dernier une brillante représentation. Mr Larché et sa troupe nous ont joué "Match de boxe" avec leur habituel succès. Nous avons déjà rendu compte dans le N°10 du "Tuyau" de cette amusante comédie et dit avec quel brio nos camarades l'avaient enlevée.
3e Camp - On semble au 3e Camp vouloir rattraper le temps perdu. Les concerts de dimanche dernier furent parait-il des plus réussis. Tous nos compliments.

On demande à acheter une collection du "Tuyau" du N°1 à 9. S'adresser au Journal.

On demande Tabac Maryland. Cigarettes.
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