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Retranscription du Tuyau, numéro 24, page 4 (23 décembre 1915)
2000 hommes tués ou blessés, les Anglais reconnaissent par ailleurs avoir du sacrifier quelques canons. Les indications semblent concorder dans la mesure ou peuvent être d'accord des communiqués émanant de partis opposés. Jusqu'à présent, comme il est dit plus loin, la frontière grecque n'a encore été franchie par aucun détachement soit Bulgare, soit Allemand, soit Autrichien; toutes les troupes de l'Entente ont été ramenées en territoire grec. Sur mer, l'amirauté Allemande signale la perte du petit croiseur "Bremen" et d'un torpilleur de son escorte, coulés dans les parages est de la Baltique par un sous-marin. II° La Diplomatie 1° Amérique - Affaire du rappel de l'attaché militaire et de l'attaché naval allemands aux Etats-Unis - L'ambassadeur Anglais a reçu pleins pouvoirs pour remettre des sauf-conduits à M.Mrs Boy Ed. et von Papen, qui, en conséquence, ont annoncé leur intention de s'embarquer le 21 courant. Affaire du torpillage de l'Ancona - Les Etats Unis ont fait parvenir à l'Autriche une note demandant de désavouer le torpillage de l'Ancono, de frapper l'officier commandant le sous-marin et d'accorder des dommages-intérêts aux familles des américains blessés ou disparus dans cette circonstance. A cette note, remise le 10 à Vienne, le ministre des affaires étrangères, baron V Buriau, répondait le 41, c'est-à-dire, très rapidement, par une note conçue en termes évasifs sur un ton aussi ironique, que peut le permettre le langage diplomatique, et qui équivalait en fait à une fin de non recevoir. Ce document où le ministre autrichien se déclare, d'ailleurs fort civilement, prêt à continuer la conversation, parait avoir produit mauvais effet à Washington où l'on parlerait de répondre par une manière d'ultimatum. Que nos lecteurs ne s'y trompe pas, ces incidents entre les Etats-Unis et les empires centraux pourront rendre difficiles les situations respectives des germano-autrichiens aux Etats-Unis et des américains en Allemagne et en Autriche, ils servent peut-être le président Wilson, dans le cas d'une candidature éventuelle à la présidence de son ancien secrétaire d'Etat Bryan (de tendances germanophiles), mais ils ne peuvent avoir qu'une faible influence sur le cours et la durée de la guerre. 2° Grèce - Aussitôt franchi la frontière Grecque, plis exactement à quelque deux kilomètres de celle-ci, les troupes de l'Entente, qui opéraient en Macédoine, ont mis fin à leur mouvement de retraite. Nous avons déjà indiqué que les armées ennemies ne les ont pas poursuivies. Pendant cette suspension des opérations militaires les diplomates n'ont pas chômé. (A) Allemands et Bulgares négocient en ce moment avec la Grèce. Il s'agit très probablement, entre autres choses, de déterminer les conditions auxquelles le roi Constantin accepterait de ne pas de formaliser outre-mesure, d'une marche sur Salonique. Mais les journaux, tout en indiquant l'importance qu'on attache à Athènes, aux entretiens fréquents du chargé d'affaires allemands et du président du conseil grec, ne parlait que des négociations en cours pour neutraliser une bande de territoire de 24 km, le long de la frontière grecque-serbe, qui serait dégarnie de troupes, ceci pour éviter des incidents entre détachement Gréco-Bulgare; comme celle-ci a donné satisfaction, il semble qu'on soit d'accord pour y recourir de nouveau. (B)De son côté l'Entente négocie activement avec la Grèce, par l'intermédiaire principalement du Général Sarrail. L'Angleterre et la France sont en effet fermement décidées à ne pas abandonner l'expédition de Salonique. D'après les estimations Bulgares officielles, les troupes engagées en Macédoine comprenaient déjà 97000 Français et 73000 ANglias disposant de 600 canons de campagne, 130 canons de montagne et 80 pièces d'artillerie lourde. Or des renforts en artillerie et en hommes débarquent journellement. Les alliés veulent transformer Salonique en un grand camp retranché. Mais ce port est possession grecque à la mobilisation, un corps d'armée grec entier y avait été concentré et y est encore; enfin la défense d'une place fort exige aujourd'hui, étant donné la portée des canons modernes que l'armée investie puisse manoeuvrer librement dans un rayon de 40 à 50 km autour de la ville. D'où les négociations en cours et en voici les résultats, d'après les journaux français 1° Les troupes grecques évacuent tout le secteur compris entre le Dovian et Salonique. 2° Il ne demeurera dans Salonique qu'une division grecque qui dès que les Bulgares ou les Allemands auront franchi la frontière, quittera la ville où il ne restera que la valeur d'un bataillon. 3° Les alliés sont autorisés à fortifier les abords de la place, ces concessions ont-elles été faites de bon gré par les Grecs? Il est permis d'en douter. Et, par exemple, le Général commandant le 5e Corps grec a remis au Général Sarrail une protestation formelle par écrit, ayant trait aux fortifications que les Alliés élèvent avec une "hâte fébrile" disent les correspondants des journaux italiens. Des dissentiments existent aussi sur le point de savoir sur les Alliés accepteront que les batteries défendant le port et les forts dominant la ville restent occupés par l'ultime détachement grec qui ne doit pas quitter Salonique en signe se souveraineté. Il est probable que ces difficultés seront bientôt aplanies. L'Etat-Major des Alliés s'attend à une offensive prochaine des Bulgares, les sujets Autrichiens et Allemands, Turcs et Bulgares quittent la ville. III Situation Générale - Maintenant que la Servie a été conquise par les armées des puissances centrales quelle est la situation des partis? A l'exception d'une petite partie de l'Alsace occupées par les troupes Françaises, de la bande de terre en Galicie qui constitue là-bas le front russe et des quelques gains de terrain réalisés par les Italiens, non seulement les territoires européens des puissances centrales ont échappé à l'invasion
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