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Retranscription du Tuyau, numéro 24, page 3 (23 décembre 1915)

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vain qu'on essaya de les en faire sortir. Ce fut en vain que l'on alla chercher le grand interprète, toujours vert malgré ses 65 ans et ses accès de gouttes périodiques. Son grand discours n'amena la conviction dans aucune tête. Les prisonniers se cramponnaient farouches aux parois de l'édicule tant et si bien que découragées, les sentinelles, se séolurent à les y laisser... Ils y sont encore

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Noël

Voici Noël paré de neige et de grésil,
Noël qui fut si doux au temps de notre enfance
Noël qui nous apporte, aujourd'hui, dans l'exil
Un rayon d'espérance.

Hélas! Noël sera sans joyeux carillons,
Sans cantiques d'amour, sans hymne d'allégresse
Car mes cloches d'airain, n'ont que des dig-din-don
De deuil et de tristesse.

Comme à Noël dernier, nous verserons des pleurs,
Et plus tard, très émus, nous aurons souvenance,
Que, captifs à Noël, pour consoler nos coeurs,
Nous pensions à la France...

Mais, par bonheur, Noël sera vite oublié
Et nous le reverrons avec son gai cortège
L'an prochain, devant l'âtre, à notre doux foyer
Tout recouvert de neige

Jacques Pairault

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Le Noël du charcutier

Noël, c'est le jour où les pauvres cochons
Pour satisfaire à nos gourmandises farouches
Epidémiqement, crèvent, comme des mouches
Guettés par la pistache et les froids cornichons.

En cette eau de boudin dont nous nous pourléchons
Ils terminent, repus, leurs existences louches
Tels des enfers béants, nous leur ouvrons nous bouches
Où brûlent leurs débris dans l'alcool des cruchons

Pour les parer de noir, les hommes ces tartuffes
Leur ont, cyniquement, fait deterrer leurs truffes
O martyrs embaumés, dormez !! Voici Noël!

Le charcutier ne sait où donner de la hure
Il se frotte les mains, car la recette est sûre
Et, bien que franc-maçon, il bénit l'Eternel

Hugues Delorme

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Les faits de la semaine (12-19 Décembre 1915)

1° La Guerre- Période d'accalmie sur tous les fronts. Quand il fait beau, les communiqués signalent des actions d'artillerie intermittentes, des escadrilles d'avions bombardent avec plus ou moins de bonheur, des points de rassemblement sur les lignes arrières; quand il pleut, quand il neige ou par temps de brouillard, des patrouilles sortent des tranchées et lorsqu'elles se rencontrent, ou lorsqu'elles tentent des incursions dans les retranchements ennemis s'engagent de petites actions locales, auxquelles il n'y a lieu d'attaché que très peu d'importance. En Monténégro et en Albanie les troupes autrichiennes du général von Kosesse, avancent peu à peu, prenant quelques canons et faisant d'assez nombreux prisonniers. On parait avoir vu en Allemagne, que la retraite des troupes anglo-françaises en Macédoine a été très coûteuse. Le major Moraht, un des critiques militaires de Berlin les plus estimés et toujours mesuré dans ses appréciations écrivait le 14/12 "Les pertes des Français s'élevaient, d'après des nouvelles de sources étrangères, à plusieurs dizaines de mille hommes, le pertes des Anglais, pendant leur courte participation au combat, on été très lourdes, cas les deux deux divisions décimées (terme du Comqué), formaient ensemble un effectif de 40 000 hommes. Par contre les communiqués de l'Entente qui traitent les pertes anglo-françaises de très légères (terme du Comqué). De part et d'autre on ne donnait aucun chiffre. Mais le 15 on annonçait officiellement de Sofia que les Bulgares avaient fait à l'ennemi 1234 prisonniers dont 18 officiers et pris 14 canons, à la même date, un télégramme Reuter dit que dans la retraite les Français ont eu quelque


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