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Retranscription du Tuyau, numéro 27, page 1 (13 janvier 1916)
Le N-10 Pfg Quedlinburg le 13 janvier 1916 N°27
LE TUYAU
Organe indépendant des Prisonniers de Quedlinburg.
Paraissant tous les jeudis
Rédacteur en Chef: J.Monjour
Rédaction Administration Baraque VI.A
Une visite aux "Liebesgaben"
Notre directeur qui sait vivre a fait des visites du Jour de l'An. Une des plus importantes sans conteste, a été celle qu'il lui a été donné de faire au président du "Comité français de Secours, du C.F.Q. Ailleurs en effet la conversation avait été d'une cordialité un peu louche, on avait été échangé les souhaits d'usage en pareille circonstance et a pareille date: "bonne année, "bonne santé", etc Aux "Liebesgaben" l'entretien a pris un tour plus sérieux, et c'est toute l'oeuvre accomplie par le Comité depuis sa formation que le président, sans souci d'apologie personnelle, et avec une éloquence faite uniquement de chiffres a bien voulu exposer au directeur du "Tuyau". Nous pensons qu'une telle conversation pourra intéresser nos lecteurs et nous la résumons à leur intention. Je ne reviendrai pas sur les origines du Comité, Mr Chatenet les a exposées, il y a quelques temps et nos lecteurs les connaissent. Ce que le Président a répété une fois de plus à note Directeur, c'est que le Comité avait été fondé sur la demande expresse des Sociétés de Secours Françaises. Celles-ci tenaient à avoir dans chaque camp de prisonniers, des hommes de confiance, qui fussent capables de recevoir et de distribuer des envois important de secours et aussi, pourquoi ne pas le dire? de distinguer la véritable misère de celle qui est jouée. Une expérience de quelques mois, en effet, leur avait révélé que si la presque totalité des prisonniers, méritait largement l'effort que l'on s'imposait pour eux, en France, quelques autres, par contre, s'exagéraient à plaisir leur détresse, et faisaient appel à une assistance qu'en bonne foi, ils n'auraient pas dû solliciter. Et ceci au détriment des camarades plus scrupuleux et moins hardis. Distribuer des secours, établir exactement les besoins de chacun, telle était donc l'oeuvre que les Sociétés Françaises attendaient du C.F.Q. Elle exigeait des qualités de méthode et de travail. Ni les unes ni les autres n'ont manqué au Comité. La besogne faite par lui a été plus qu'appréciable, qu'on en juge plutôt. 1° Depuis la constitution du C.F.Q. (22 Août 1915) jusqu'au 31 Décbre 1915 le Comité a distribué aux prisonniers français et belges: 17 400 Kgs de biscuits (depuis juin) 25 500 Kgs de pain (depuis juin) 256 chemises 341 caleçons 413 paires de chaussettes 183 tricots et chandails 125 flanelles 334 paquets de tabac 145 Kgs de chocolat 183 colis envoyés au Comité pour
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