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Retranscription du Tuyau, numéro 27, page 5 (13 janvier 1916)

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de guerre Anglais King Edward VIII a donné sur une mine et dû être abandonné. Peu après il a sombré. Il n'y a pas eu de pertes à déplorer, deux hommes ont été blessés.
Aux Colonies
D'après une dépêche de l'agence Reuter, Jaunde le centre de la résistance allemande au Cameroun a été occupé le 1er Janvier par les troupes anglaises. L'ennemi s'est retiré vers le Nord-Ouest. Les Anglais sont en contact avec les arrières-gardes. Les Colons allemands s'étaient enfuis de Jaunde.
II Politique Générale
(1°) A Salonique - L'agence Havas annonce de Salonique à la date du 2 Janvier que le roi Pierre de Serbie est arrivé dans cette ville. Il est descendu au Consulat Serbe. Le roi est très fatigué et garde la chambre. Le roi Pierre compte, parait-il surveiller à Salonique le réorganisation de l'armée Serbe qui arrive d'Albanie par petits paquets de 200 à 300 hommes.
Les consuls arrêtés à Salonique et qui devaient être ramenés à la frontière Suisse n'avaient pas été aux dernières nouvelles remis en liberté.
Ils se trouvent actuellement détenus à Toulon ) bord du croiseur auxiliaire "Savoie". On a arrêté à Mistylène les consuls des Puissances Centrales. Celles-ci ont protesté auprès du gouvernement grec.
(2°) La paix et la Quadruple Entente
(a) France - Nous disions dans notre dernier article que la France semblait à l'heure actuelle n'être nullement disposée à discuter des conditions de paix. Un article du Berner Bund organe de la Suisse allemand, vient très opportunément fortifier notre thèse. La voici d'après le résumé qu'en donne dans son numéro du 10 le "Berliner Tageblatt".
"Le Berner Bund, dit la feuille berlinoise publie dans son édition du matin du 4 Janvier un article de son correspondant parisien intitulé 'Manifestations françaises". Le correspondant rappelle d'abord le discours de Gallinéni au Séant, l'Assemblée Nationale des cheminots devant laquelle Vivaini parla, enfin l'allocution que Barthou (dont le fils unique a été tué) a prononcé devant les hôtes des sociétés alsaciennes de Paris. Puis il poursuit:
"On sait, me dira-t-on, que les dirigeants de l'Entente ne veulent point de la paix, cependant il est indéniable que les peuples en ont grand besoin et qu'ils se réjouiraient de tout coeur, si la lutte sanglante venait à cesser. Avant tout, nous ferons remarquer que le poids de l'opinion publique est très grand et que les gouvernants à la longue ne pourraient plus s'opposer à la volonté d'une grande majorité de la nation. Mais la France veut-elle la paix, son peuple et son armée la veulent-ils?
Pendant les quatre jours et quatre nuits qui viennent de s'écouler, le congrès nationale des socialistes français a siégé presque sans interruption. Au nom de la Grande majorité de ses camarades, le député Compère Morel qui représente à la Chambre une importante circonscription rurale, a fait la déclaration suivante:
"Notre conscience socialiste nous force a exiger que la lutte qui a été imposée aux Alliés soit poursuivie jusqu'à son terme logique, c'est-à-dire jusqu'à la destruction du militarisme allemand." Tous les socialistes français ne sont pas de cet avis, le congrès de la Seine l'a montré. D'autre part, même au congrès national du parti, Bourderon et ses corelégionnaires politiques immédiats, avant tout le petit-fils de Mat, Jean Longuet, ont pris aussi la parole.
Puis les ministres socialistes ont parlé. Le résultat de ce duel oratoire n'est pas douteux. La tendance de Limmewald qui voudrait la paix avec l'Allemagne sans annexion, c'est-à-dire sans l'Alsace-Lorraine, n'est représentée parmi les plus francs des socialistes français que par une insignifiante minorité.
Des hommes comme Hervé qui ont passé près de dix ans dans les prisons de la République veulent la guerre jusqu'au bout. Depuis le 1er Janvier, la feuille Hervéïste "La Guerre Sociale" parait sous le titre de la "Victoire". Cela ne donne pas


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