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Retranscription du Tuyau, numéro 30, page 7 (17 février 1916)

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Echos

Les pensions des veuves de la guerre
Nos lecteurs nous ont souvent demandé qu'elles étaient les pensions auxquelles pouvaient prétendre les veuves des officiers, sous-officiers et soldats tombés au champ d'honneur. Nous avons interviewé à ce sujet un de nos amis qui pendant deux ans fut secrétaire rue St Dominique, il nous a fait les déclarations suivantes.
Il existe un barème qui permet de calculer, dans toutes les hypothèses, le taux des pensions servies par l'Etat aux veuves des militaires de tout grade morts au service de la Patrie. Deux cas sont à envisager: (1°) celui où le militaire est tuée à la guerre ou décédé à la suite de blessures reçues en service commandé. (2°) celui du soldat décédé des suites d'une maladie contractée au cours du service.
La pension est différente dans chacun des deux cas. Dans le premier, elle est de la moitié de la pension du mari si ce dernier est officier, et des 3/4 de cette même pension s'il est sous-officier ou soldat. Dans le second cas, la pension est du 1/3 de celle du mari s'il s'agit d'un officier et de la moitié s'il s'agit d'un sous-officier ou soldat. Les calculs établis d'après ces données nous ont permis de dresser le tableau suivant:
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Les petits côtés de l'histoire

A propos du trône de Grèce - Nous rappelions dans notre dernier numéro, dans notre article "Le prix d'une Messe", les circonstances dans lesquelles le du d'Aumale renonça au trône de Grèce.
Nous avons oublié d'ajouter qu'après le refus du prince français, on songea encore à un autre candidat avant de faire appel au second fils du prince Christian de Danemark.
La succession d'Othon 1er dédaignée par le duc d'Aumale fut offerte à l'archiduc Maximilien, frère puîné de l'empereur François-Joseph-Maximilien avait été le dernier gouverneur du royaume lombard-vénitien. La guerre de 1859, les victoires franco piémontaises avaient mis fin à vice-royauté. Mal vu à la cour de Vienne, tenu en suspicion par son frère, il vivait retiré dans son magnifique chateau de Miramar près de Triesk, avec sa femme, la princesse Charlotte fille du roi des Belges. C'est là qu'en 1863, il reçut du gouvernement britannique, l'offre de la couronne hellénique.
La reine Victoria et Palmerston savaient que Maximilien était sur le point de s'engager dans l'aventure mexicaine, et c'était précisément pour le détourner de cette entreprise qu'ils lui faisaient proposer une souveraineté en Eurpe par l'entremise de son beau-père Léopold 1er.
Si lord Palmeston suivait sa politique hostile aux visées de Napoléon III, la reine Victoria, cousine de l'archiduchesse Charlotte, s'efforçait surtout d'arracher les deux jeunes princes aux dangers qu'ils allaient affronter.
Mais il était trop tard. L'archiduc avait déjà contracté des engagements envers le parti monarchiste espagnol et envers le France. On lui avait promis "un lit de roses dans une mine d'or". Il choisit le trône du Mexique qui le conduisit au peloton d'exécutions de Querchtaro.
de Nassandres


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