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Retranscription du Tuyau, numéro 32, page 4 (2 mars 1916)
confiance entière et inébranlable dans l'issue finale. Dans la "Liberté" le lieutenant-colonel Roussel écrit: "D'après les dernières nouvelles, notre Haut-Etat-Major ne manifeste aucune inquiétude. Nos réserves n'ont pas eu besoin encore d'intervenir." De son côté le "Times" publie les renseignement suivants que lui envoie le 25 son correspondant parisien sur l'état des esprits dans la capitale: "Toute la France a les yeux fixés aujourd'hui sur Verdun. On est aussi soucieux, sinon aussi inquiet qu'au temps du formidable et décisif combat de la Marne, où la capitale elle-même était menacée. Personne n'est assez fou pour se dissimuler que les attaques furieuses dirigées contre la Porte de l'Est marquent le commencement d'une période d'extrême tension. On sent généralement que les Allemands ont tant à gagner par la prise de Verdun, qu'ils jouent leur va-tout dans la présente offensive. Les raisons qui ont poussé à confier cette tâche difficile et honorable à l'armée du Kromprinz sont de natures diverses. Sans aucun doute il y a un intérêt dynastique en jeu. Les avantages militaires qui présenterait la prise d'une place aussi importante pour le ravitaillement et la défense de tout le front est sautent aux yeux, l'influence d'un succès même purement géographique, sur l'emprunt allemand serait considérable. Rien n'a donc été épargné pour obtenir ce succès. Tous les communiqués qui arrivent du front sont unanimes à reconnaître que même le feu d'artillerie terrible qui précéda l'offensive de Champagne, n'était qu'un jeu d'enfants auprès du bombardement impitoyable qui pendant toute la semaine a tonné sur les Hauts-de-Meuse. Les puissants canons de 30,5 et de 42cm, qui ont été ramenés du front oriental pour jouer leur part dans le concert, ont accru encore la puissance destructrice de cette artillerie qui transforme toute une contrée, retourne et bouleverse le sol, déchire, fend et rase les fortifications et ouvrages de campagne, dont les obus enfin en éclatant font surgir des collines et creusent des vallées. Jamais encore un combat n'avait été préparé si minutieusement, jamais une armée n'avait été plus abondamment pourvue de tous les instruments nécessaires à la victoire. Le Kromprinz qui disposait déjà de deux corps d'armée dans le secteur entre Vauquois et Etain a reçu comme renfort cinq nouveaux corps d'armée frais amenés de Russie et adjoints à l'armée de Metz. Parmi ces troupes se trouvent quelques unes des meilleures unités de l'Empire allemand, en particulier le 3ème corps Brandebourgeois qui vaut presque cette garde prussienne si souvent éprouvée." Le "Times" continue en marquant que la préparation morale du combat n'a pas été moins soigneusement faite que la préparation matérielle, on a montré aux soldats que les alliés allaient bientôt être en mesure d'agir simultanément sur tous les fronts et qu'il était nécessaire de les prévenir en frappant un grand coup quelque part. L'Empereur lui-même est venu en France, et en sa présence, derrière le font, a eu lieu une répétition des combats qui se préparaient. Le résultat de tous ces efforts conclut le "Times" a la date du 25 c'est qu'après cinq jours d'un combat sans exemple, l'Etat-Major allemand a manqué son but au prix de pertes terribles, il a refoulé les Français sur une profondeur de 2000 mètres, mais nulle part il n'a brisé leurs lignes." (2°) Albanie Les troupes autrichiennes sont entrées à Durazzo. L'agence Stéfani annonce à ce sujet (27 février): Malgré le mauvais temps qui persiste sur la basse Adriatique, et après que nos vaisseaux eurent réduit au silence les batteries de la côte qu'ils avaient prises sous leur feu, toutes les troupes italiennes qui avaient été envoyées passagèrement à Durazzo pour protéger le départ des Serbes, Monténégrins et Albanais se sont rembarquées sans combat et ont été ramenées à notre base de Valona. Le matériel de guerre encore utilisable a été également embarqué le matériel ancien et en mauvais état avait été auparavant rendu inutilisable. (3°) Caucase - La prise d'Erzeroum a eu lieu le
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