![]() |
Voir le journal en version originale. |
![]() |
|---|
Retranscription du Tuyau, numéro 33, page 5 (9 mars 1916)
signale plus d'action d'infanterie. Les comm. du 1 Mars (3 & 11 heures) ne signalent rien ou presque rien dans la région de Verdun. Le 2 la canonnade reprend plus violente. Des attaques d'infanterie d'une violence extraordinaire ont eu lieu dans la région de Douaumont. Cette série d'attaques ont été repoussées par nos troupes dont le feu a décimé les rangs ennemis. Le comm. du 3 Mars (3h) dit "Dans la région du Nord de Verdun, le bombardement et les attaques de l'ennemi, ont continué hier, pendant toute la soirée avec un redoublement d'intensité. Après plusieurs attaques vaines qui lui coutèrent des pertes cruelles, l'ennemi réussit à pénétrer dans Douaumont (village) où le combat se poursuit avec acharnement. Un peu plus à l'est, le village de Vaux fut attaqué en même temps. Les assauts dirigés du Nord échouèrenet sous notre feu de barrage et sous le feu de nos mitrailleuses, et l'ennemi dut se retirer, laissant un grand nombre de cadavres dans nos fils de fer." (11h du soir) Dans la région Nord de Verdun on se dispute très chaudement le village de Douaumont. Nous tenons la cîme de la colline sur la côte Nord de laquelle est le village. Une violente contre-attaque, faite par nous, nous a permis de gagner du terrain juste à l'entrée du village. Le comm du 4 Mars - Après avoir signalé encore le bombardement et des attaques d'infanterie conclut: le matin les allemands sont arrivés à reprendre pied dans le village de Douaumont d'où nous les avions chassés hier par une contre-attaque. Le combat pour la possession du village, qui est acharné, va et vient avec des succès divers. Les comm. du 5 marquent que l'action d'abord localisée à Douaumont s'est étendue à toute la région comprise entre le bois d'Haudremont et le fort de Douaumont. Des attaques allemandes contre les lignes françaises ont été repoussées. Aucun changement près du village de Douaumont dont nous tenons les abords immédiats. Voilà le texte ou le résumé des communications officielles. D'autre part le Ministre de la Guerre publie par l'intermédiaire de l'agence Havas les notes suivantes. Paris 2 Mars - D'après les nouvelles que donne l'agence Wolf, l'offensive allemande contre Verdun est entrain de se ralentir. L'ennemi a sans doute enlevé le village de Mangeulles, mais ce succès n'a pas d'importance stratégique. Comme presque toute la région environnante était inondée, nous avons dû nous reporter en arrière sur une ligne de défense plus solide. Le bombardement ennemi qui avait continué la nuit dernière avec une grande violence a décru sensiblement au cours de la dernière journée par suite de la réplique vigoureuse que lui a donnée notre artillerie. Même les attaques violentes que l'infanterie allemande avaient exécutées à la faveur de la nuit dans la région de Douaumont, ne se sont pas renouvelées. Nos troupes cernent toujours le fort en ruines du Douaumont où se trouvent encore quelques centaines de soldats allemands. La ligne de défense Douaumont, côte du Poivre, est de jour en jour plus fortement organisée. En Champagne l'attaque était une action toute locale et ne semble pas vouloir s'étendre. Aussi le moins que l'on puisse dire est que l'offensive allemande est entrée dans une période de repos. Va-t-elle s'arrêter définitivement, c'est ce qu'on ne peut encore en aucune façon affirmer. Paris 3 Mars - "La caractéristique de la journée d'hier a été la reprise des combats sous Verdun. Aujourd'hui les opérations de l'ennemi témoignent d'une activité croissante. C'est la deuxième partie de l'entreprise la plus violente que les Allemands aient dirigée contre nous. Depuis trois mois pleins ils s'y étaient préparés. Cette opération fut précédée d'attaques continuelles et indépendantes les unes des autres, qui étaient destinées à détourner notre attention. C'est ainsi que trois attaques ont été entreprises dans la région de l'Yser, une en Artois, une près de Frise, une devant Soissons, trois en Champagne, une dans les Argonnes et la dernière en Alsace. A la faveur de ces attaques qui n'étaient conçues que comme des diversions
![]() |
Voir le journal en version originale. |
![]() |
|---|

