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Retranscription du Tuyau, numéro 33, page 6 (9 mars 1916)

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mais dont quelques une furent très violentes, les allemands rassemblèrent du matériel de guerre et des munitions devant Verdun. Ils décidèrent de faire venir de Serbie de gros canons, tandis que quatre corps d'armée de troupe d'élite destinés à renforcer les deux corps habituels seraient répartis sur tout la longueur du front. On ne peut oublier que, quoique la position de Verdun ait été canonnée sur une longueur de 40 km, l'attaque principale ne se produisit que sur un front de 6 km. L'élan de l'ennemi s'est brisé contre la résistance de notre ligne que les Allemands, malgré les pertes les plus sanglantes, n'ont pu forcer. Ensuite sont venus trois jours de repos. Aujourd'hui voici que l'offensive reprend. Le communiqué officiel de 11 heures permet de reconnaître l'extrême violence des nouvelles attaques d'infanterie. Les pertes de l'ennemi sont énormes tout comme les attaques précédentes. Nulle part les allemands n'ont pu prendre pied sur nos lignes. Notre Etat-Major général a fait le meilleur emploi des jours de repos que l'ennemi nous a laissés. Nous pouvons attendre avec pleine confiance l'issus des nouveaux assauts tentés par les Allemands contre Verdun. La première partie de la bataille s'est terminée par un échec pour eux, la deuxième se terminera par un nouvel échec."
Ajoutons à titre documentaire les renseignements suivants:
Le Lieutenant Colonel Driant, député de Nancy a disparu dans les combats sous Verdun, on le croit mort ou blessé prisonnier.
Le Président Poincaré, après avoir le 1er Mars visité la batterie de Revigny qui avait réussi à abattre un Zeppelin, s'est rendu en compagnie du Général Joffre, aurpès des corps d'armée qui des deux côtés de la Meuse défendent le nord de Verdun. Il a adressé quelques paroles à leurs chefs pour les remercier de la bravoure de leurs troupes.
De retour à Paris, Poincaré assista à une réunion du Conseil des Ministres. Il y fut décidé d'adresser dans un ordre du jour aux troupes, les remerciements du gouvernement pour l'héroïsme dont elles ont fait preuve en arrêtant le premier assaut de l'ennemi.
La ville de Verdun a été évacuée par la population civile. Elle avait énormément souffert du bombardement. Des quartiers entiers ont été détruits.
Rappelons à ce propos que Verdun est une ville de 20 000 habitants - 21 706 exactement au dernier recensement. Bâtie sur les bords de la Meuse, elle renferme quelques édifices remarquables, entre autres, une cathédrale édifiée puis remaniée au cours des XIIIème, XIV-XV et XVIIIème siècle. Les constructions modernes sont pour la plupart des maisonnettes d'officiers, sans caractère et sans style qui rappellent facheusement les villas de la banlieue parisienne. Une jolie promenade, intime et verdoyante, la "Digue" s'étend sur les bords de la rivière. Une statue du colonel Chevert se dresse sur une des places principales de la ville.
Verdun a été au cours de l'histoire fort éprouvée. Elle fut occupée deux fois par les allemands en 1792 avec Valmy et 1870 après Metz. Son gouverneur Beaurepaire se brula la cervelle en 1792 plutôt que de signer la capitulation qui livra la place au roi de Prusse.
II° Front Russe-
Le communiqué des Russes (3 Mars) annonce qu'ils ont pris d'assaut pendant la nuit la ville de Bithis à 25 km su S.O. du lac de Wan. Ils ont enlevé 6 canons et fait prisonniers des détachements turcs parmi lesquels se trouvaient 17 officiers dont un colonel.
Le communiqué du 4 ajoute: "D'après des renseignements complémentaires les troupes russes dans les combat de Bithis ont attaqué la position ennemie, la nuit pendant une tourmente de neige sans tirer un coup de feu. Vers 3 heures de la nuit, elle firent un assaut à la baïonnette et rejetèrent les Turcs qui firent une résistance acharnée.
La position qu'occupait l'artillerie turque


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