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Retranscription du Tuyau, numéro 34, page 4 (16 mars 1916)

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Les faits de la semaine (5-12 Mars 1916)

I° La Guerre -
1° Front occidental - La bataille de Verdun commencée le 21 février dure toujours. Des engagements violents ont eu lieu tout le long de la semaine, non seulement sur la rive droite de la Meuse et dans la Woëvre, mais encore sur la rive gauche du fleuve dont l'ennemi avait paru d'abord vouloir se désintéresser.
Voici, ce qui, dans les communiqués des deux Etats-Majors, a trait aux combats dans cette région.
Communiqués allemands - 6 Mars "Sur la rive est de la Meuse, la journée a été dans l'ensemble plus calme que les précedentes. Au cours de petits combats qui ont eu lieu hier et avant-hier, nous avons fait prisonniers: 14 officiers et 934 hommes de troupe"
7 Mars "Dans la région de la Meuse, la canonnade a repris sur la rive ouest du fleuve, à l'est l'activité de l'artillerie a été moyenne, sauf quelques reconnaissances que se sont heurtées à l'ennemi, on n'en est pas venu à des corps à corps. Dans la Woëvre nous avons pris d'assaut le village de Fresnes. Les Français se maintiennent encore dans quelques maisons à la lisière ouest du village, ils ont perdu plus de 300 prisonniers.
8 Mars - Sur la rive gauche de la Meuse pour facilité nos communications avec nos nouvelles lignes de la rive droite qui s'étendent sur les pentes sud de la Côte de Talon, de la Côte du Poivre et de celle de Douaumont, nous avons à droite & à gauche du ruisseau de Forges en aval de Béthincourt, enlevé d'assaut sur une largueur de 6 km et une profondeur de plus de 3 Km les positions ennemies. Les villages de Forges et de Regnéville, les hauteurs qui couronnent le bois des Corbeaux et celles de Cumières sont entre nos mains. Les contre-attaques tentées par les Français contre la lisière sud de ces deux bois ont été repoussées dans le sang. Une grande partie des troupes qui occupaient ces positions ont péri, le reste 58 officiers et 3277 hommes non blessés ont été fait prisonniers. Dans la Woëvre, l'ennemi a été chassé des dernières maisons de Fresnes. Le nombre de prisonniers fait là-bas s'est élevé à 11 officiers et 700 hommes. Nous avons pris quelques mitrailleuses.
9 Mars - A l'ouest de la Meuse nos troupes sont occupées à expulser du bois des Corbeaux les derniers détachements français qui s'y maintiennent encore.
A l'est du fleuve pour établir des communications plus rapides entre nos positions au sud de Douaumont et nos lignes de la Woëvre, les régiments de réserve 6 & 19 de Posen, sous la direction du général commandant la 9ème division de réserve, général de Guretzky-Cornitz, ont, après une solide préparation d'artillerie, enlevé, au cours d'une brillante attaque nocturne le village et le fort de Vaux ainsi que les fortifications avoisinantes."
10 Mars "Sur la rive Ouest de la Meuse, nous avons, en nettoyant le bois des Corbeaux et les tranchées ennemies près de Béthincourt, pris 11 canons un officier et 681 hommes.
Nous avons enlevé de vive lutte à l'ennemi la forêt d'Ablain et la colline qui est à l'ouest de Douaumont, dans la Woëvre, nous avons porté nos lignes plus avant à travers les bouquets d'arbres qui sont au sud de Damloup.
Les Français ont dirigé des contre-attaques violentes contre notre nouveau front à l'Ouest et au Sud du village de Vaux ainsi que contre le fort du même nom. Au cours de ces attaques, l'ennemi a pu reprendre pied dans le fort. Partout ailleurs les assaillants ont été repoussés avec de grosses pertes.
11 Mars - Sur la rive ouest de la Meuse les Français ont été expulsés des derniers coins qu'ils occupaient dans le bois des Corbeaux et le bois de Cumières. Les fortes contre-attaques ennemies tentées contre le sud de ces bois et les positions allemandes plus


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