précédent

Voir le journal en version originale.

séparation

Retranscription du Tuyau, numéro 34, page 5 (16 mars 1916)

séparation

à l'ouest ont été arrêtées par notre feu.
Sur la rive Est, l'artillerie a déployé beaucoup d'activité surtout dans la région au Nord Est de Bras, à l'ouest du village et près du fort de vaux et en plusieurs places dans la plaine de la Woëvre. Il n'y a pas eu de combats décisifs d'infanterie, seule au cours de la nuit une attaque française isolée contre le village de Blanzée a été repoussée avec des pertes sanglantes.
12 Mars - "Dans la région à l'Ouest de la Meuse, l'ennemi s'est épuisé en attaques inutiles et très coûteuses contre nos nouvelles positions. Sur les hauteurs à l'Est du fleuve et dans la plaine de la Woëvre, les hostilités se sont bornées à des combats d'artillerie plus ou moins violents. Les chiffres par lesquels nous évaluions dans les communiqués du 29 février et du 4 Mars, les prisonniers et le butin faits par nos troupes se sont élevés dans l'intervalle à 430 officiers 25 042 hommes non blessés 189 canons (dont 41 lourds) et 232 mitrailleuses.
Communiqués et documents officiels français
La place nous manque pour reproduire ici les communiqués français plus nombreux et plus longs que les communiqués allemands.
Nous suppléons à cette lacune en publiant quelques unes des notes données par le ministre de la Guerre à l'agence Havas. Nos lecteurs qui viennent d'avoir la version allemande des événements trouveront exposé dans ces documents eux aussi officiels le point de vue français.
Paris 7 Mars - La situation que dans la région de Verdun était depuis quelques jours restée stationnaire, a pris lundi, un nouveau développement, le combat limité depuis le 2 Mars à la région d'Haudremont-Douaumont sur la rive droite de la Meuse s'est allumé Lundi aussi sur la rive gauche entre Bethincourt et la Meuse. Les Allemands après une violente attaque ont pu pénétrer dans le village de Forges qui formait une avancée sur la ligne française.
D'ailleurs ils n'ont pu pousser plus avant malgré plusieurs tentatives répétées qui ont été arrêtées par notre feu de barrage. Il s'agit dans la circonstance d'un gain de 100 à 150 mètres au plus, car leurs lignes atteignaient déjà la lisière du bois situé devant le petit village. En outre cette avance ne leur apporte aucun avantage décisif car nous restons solidement installés, sur la position dominante de la Côte de l'Oie. Elle marque seulement le désir très vif qu'à l'ennemi de rendre inoffensive la pointe gênante que forme la Meuse au nord de Verdun. Mais son espérance, ici encore, sera déçue. En Champagne, l'épisode tout local que nous signalons n'aura, malgré les moyens employés (explosion de mines, jet de liquide brûlant) aucune conséquence. Il est d'ailleurs indépendant des combats sous Verdun et montre seulement que notre adversaire éprouve le besoin de tenir nos troupes en haleine sur tout le front en nous empêchant de distraire des renforts. L'affaire de Forges n'aura aucune influence sur l'issue finale de la bataille de Verdun dont on peut et doit attendre le développement avec confiance.
Paris 9 Mars - "Le combat dans la région de Verdun reprend. La pression exercée Lundi sur les deux ailes françaises dans la région de ? et de Frenes est devenue, hier, plus forte et a procuré aux Allemands au prix de lourdes pertes quelques gains qui n'influencent en aucune façon l'ensemble de notre système de défense. A l'ouest de la Meuse, le front français passait par Forges, qui se trouve dans la vallée du ruisseau du même nom. Le ruisseau coule dans une contrée marécageuse devenu plus impraticable encore par suite de l'abondance des eaux et des infiltrations de la Meuse qui en cette saison de l'année se répand loin hors de ses rives. Dans ces conditions la position de Forges n'avait que la valeur d'une ligne avancée. Mais avant d'abandonner, comme il était prévu, cette position pour se retirer sur les pentes larges et régulières qui de Forges conduisent à la côte de l'Oie, les troupes françaises ont attendu


précédent

Voir le journal en version originale.

séparation