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Retranscription du Tuyau, numéro 34, page 6 (16 mars 1916)

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les attaques allemandes. Ces attaques pour la possession d'une position sans importance ont coûté très cher aux Allemands. C'était tout ce que désirait l'Etat Major français. Les positions abandonnées pouvaient-être prises sous un feu combiné par les batteries allemandes, placées sur la rive droite de la Meuse à Brabant, Samogneux et Champneuville. En ce qui concerne l'avance facile des forces allemandes le long de la Meuse, elle a eu lieu dans une région inondée où il était préférable pour les Français de ne pas amener de renforts. Nos principales positions de défense se trouvent plus au sud, elles sont formées par la ligne de faîte de l'Homme-Mort et s'appuient d'un côté à la Meuse et de l'autre à la hauteur de Cumières. Dans la Woëvre la position de Fresnes qui formait un coin dans les lignes ennemies était également dangereuse pour nous, car elle pouvait être canonnée de trois côtés par l'ennemi. Toutes les feuilles sont unanimes à dire que la facile avance allemande à gauche de la Meuse ne peut nous inquiéter. Un nouvelle effort de l'ennemi était à prévoir après son échec au Nord de Verdun. Nos soldats ont résisté à l'attaque avec un courage patriotique admirable. Une personnalité militaire disait à l'Echo de Paris "Nos pertes ont été hier très légères malgré le bombardement infernal avec obus de gros calibre auquel nos soldats ont été exposés. Les Allemands font à nouveau des efforts énormes pour gagner du terrain, mais malgré une préparation minutieuse et une bravoure indéniable leur avance est lente et fragmentaire".
Paris 10 Mars "L'ennemi a poursuivi ses attaques au Nord de Verdun avec un acharnement extraordinaire, pour réparer son échec de la veille. Malgré une énorme dépense de munitions et d'effrayants sacrifices en vies humaines, il n'est arrivé nulle part à faire céder nos lignes. Avec une opiniâtreté insensée il exerce, depuis la nuit de mercredi, une pression effrayante en deux places de notre front, sur le village de Béthincourt, à l'ouest de la Meuse et à l'est dans la région entre Douaumont & Vaux. Mais ces contre-attaques n'ont pas ébranlé le mur que forme devant Verdun nos solides lignes de défense. Au contraire, nous avons sur la rive gauche, fortifié notre gain d'hier dans le bois des Corbeaux que nous occupons maintenant presque entièrement. Au reste le combat a été particulièrement chaud sur la rive droite où les Allemands ont entrepris en fait depuis 24 heures de nombreuses attaques avec de gros effectifs et en formations serrées dans l'espace de 3 Km qui s'étend entre le village de Douaumont et celui de Vaux, cherchant à déboucher dans le premier et à prendre le second. Mais le feu combiné de notre artillerie et de notre infanterie les a cloués sur place.
Vers la fin du jour ils ont essayé sans plus de succès de venir à l'assaut de nos tranchées au pied de la colline que surmonte le fort de Vaux. Le soir, les opérations se ralentirent, arrêtées par une tourmente de neige. Toutes les attaques ennemies tentées avec des forces considérables (on les évalue à plusieurs corps d'armée) présentèrent un caractère de violence et d'exaspération terribles. Les troupes décimées par notre feu, étaient remplacée au fur et à mesure des besoins par d'autres régiments. Il y a eu de véritables hécatombes d'Allemands. Malgré tout l'ennemi n'a pas gagné un pouce de terrain."
II° Caucase et Perse - Communiqué du 6 mars -
Caucase - Des troupes de débarquement russes soutenues par le feu des canons de la flotte ont occupé dans la nuit du 4 Mars, Atina, sur la côte de la Mer Noire à l'est de Trébizonde. Elles ont forcé les Turcs à évacuer leurs positions, pris 2 officiers, 250 soldats et 2 canons.
Le matin du 5 Mars les troupes lancées à la poursuite de l'ennemi se sont emparées du village de Makavri à mi-distance entre Atina et Risch (environ à 80 Km à l'Est de Trébizonde). Le 7 Mars elles ont occupé Risch (Communiqué du 8 Mars).
Perse - En Perse les Russes étaient aux


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