précédent

Voir le journal en version originale.

séparation

Retranscription du Tuyau, numéro 38, page 7 (27 avril 1916)

séparation

Chronique Agricole
La traite mécanique (suite)

Système Wallaix (compresseur et succion réunies)
Un moteur quelconque fait le vide sans un récipient communiquant avec une tuyauterie en fer étamé qui suit le ratelier et porte des robinets de distribution de place en place (1 par 2 animaux). Du robinet part un tuyau qui va à un bidon à lait fermé hermétiquement, du bidon part un autre tuyau qui va à la trayeuse proprement dite.
Celle-ci se compose de 4 gobelets trayeurs qui sont reliés par des tubes de caoutchouc à une chambre de con? Le gobelet trayeur est formé d'un tube d'aluminium dont l'embouchure qui se glisse sur le trayon est adoucie par un revêtement en caoutchouc et demeure en place sans arrêté le dispositif à cause de la légèreté de l'appareil à l'intérieur de ce tube il y a un manchon en caoutchouc qui par le jeu de petites pompes à air un pulsateur aspire le lait des tétines et les presse en même temps. Ces pulsateurs en imitent l'action de la bouche et de la langue du veau agissent plus ou moins énergiquement suivant la facilité avec laquelle la bête livre son lait. La traite terminée on applique l'appareil à la bête suivante. Avec une machine on peut traire sept ou huit vaches par heure. La force motrice exigée est de 2 ou 3 chevaux pour huit machines. Un homme suffit pour la surveillance de trois machines, il intervient utilement pour masser le pis pendant la traite et peut traire ainsi 25 vaches à l'heure.
L'installation complète pour une écurie de 100 vaches revient à 750 frs, une de 20 vaches à 3 000 frs.
En 1905 cette machine fut essayée durant deux mois à l'institut agricole de Berfodshire sur 10 vaches, le rapport du directeur indique: Il n'y a pas eu de difficulré à faire supporter la machine aux vaches, elles s'y habituent dès la deuxième ou troisième traite, la quantité de lait est égale à celle obtenue à la main, la traite prend le même temps que la traite à la main, la machine est facile à nettoyer et son mouvement s'apprend aisément à un ouvrier ordinaire.
En 1911 cette machine fut expérimentée pendant 2 mois sous la direction de Mr Mallèvre professeur à l'institut agronomique dans une ferme de la région parisienne.
Les conclusions des rapports sont: Les vaches ne souffrent pas de la machine, elles retiennent leur lait les premières fois, elles s'habituent vite à l'appareil et se laissent traire à fond. La quantité de lait restant à égoutter à la main après la traite a diminué de jour en jour et est devenue presque nulle. Le rendement et la richesse du lait n'ont pas été influencés. Les appareils exigent une grande propreté. La vitesse de la traite ne doit pas être plus grande que celle de la traite à la main (Rappelons-nous que le lait n'est pas tout formé dans la mamelle mais se forme pendant la traite). (voir journal d'agriculture pratique avril août & septembre 1911)
La machine Wallen était déjà en usage dans quelques fermes de la Belgique, du département du Nord et de la région parisienne (nous en avons vu fonctionner chez des cultivateurs des arrondissements de Valenciennes et de Douai qui en étaient satisfaits). Enfin dans ces dernières années (1911) sont apparus les machines électriques à traire de Th.Unratho de Chicago et de Alnoux de la station suédoise des recherches agricoles. Elles firent sensation à l'exposition de Gand mais nous ne possédons pas de renseignements pratiques à leur sujet. Il est certain que la traite à la machine est appelée à remplacer la traite manuelle. Toutefois il est profitable surtout chez les jeunes animaux qu'un bon trayeur applique après la traite mécanique le procédé d'Hagelund afin de developper par leurs aptitudes laitières, s'il est possible ce procédé appliqué à toutes les bêtes de l'exploitation sera toujours un complément avantageux de la traite mécanique. Le prix de ces appareils déjà très abordable, le deviendra d'autant plus que la fabrication augmentera. L'appareil est amorti en quatre ans et nous connaissons une exploitation où en 1914 une installation Wallace travaillait depuis plusieurs années sans aucun accident ni réparation.
Dès aujourd'hui la machine à traire peut faire partie économiquement, du matériel de l'exploitation moyenne (à partir de 18 vaches). La seule recommandation sur laquelle il faille insister est la nécessité de nettoyer soigneusement les appareils après et avant chaque traite.
Nebla Rojo


précédent

Voir le journal en version originale.

séparation