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Retranscription du Tuyau, numéro 18, page 4 (11 novembre 1915)
Les faits de la semaine (31 Octbre 6 Nov 1915)
I°La Guerre Tandis qu'en France l'activité militaire décroît, de jour en jour, que les Russes par un hardi ? font 3000 prisonniers sur les bords de la Strypa et que les Italiens n'entrent toujours pas à Gorizia la situation de la Serbie, il faut bien l'avouer, devient de plus en plus mauvaise. La progression des Autrichiens et des Allemands continue du Nord au Sud. Les Impériaux étaient aux dernières nouvelles, arrivés devant Krusevac, après avoir trouvé 130 canons dans ?. De leur côté les Bulgares sont rentré à Nitsch, une des deux capitales de la Serbie. Nos alliés sont donc mal en point. Que faisons-nous pour les secourir? On envoie des troupes bien évidemment, les communiqués français et bulgares nous parlent d'engagements qui ont eu lieu à Krivolac, à Straumytzu et à Valandow. On envoie également des généraux. Le bruit ne court-il pas que Lord Kitchener renoncerait, pour aller diriger les opérations balkaniques, à ses fonctions de ministre de la guerre? Mais en somme nous ne savons rien de précis. Taisons-nous donc. II° Politique intérieure des Etats 1° Angleterre. Le premier ministre anglais Asquitz a prononcé le 2 Novembre un grand discours à la Chambre des communes sur la situation militaire et diplomatique de l'Angleterre. Il a commencé par rappeler l'effort fait depuis 15 mois par le pays pour se constituer une armée "Au début des hostilités la Grande Bretagne avait à sa disposition six divisions d'infanterie et deux de cavalerie. Actuellement sir John French commande à un million d'hommes, et ce chiffre ne tient compte ni des troupes qui opèrent aux Dardanelles et en Egypte, ni des garnisons laissées dans la métropole pour la défendre. Les différents états de l'empire ont contribué efficacement à la constitution de cette armée. Le Canada a fourni 96 000 hommes, l'Australie 92 000, la Nouvelle-Zélande 25 000. L'Afrique du Sud enfin, après une brillante campagne dans le Damaraland a mis 5 500 hommes à la disposition du gouvernement pour servir en Europe. Tandis que l'Angleterre devenait peu à peu une puissance militaire, elle restait la grande puissance maritime qu'elle a toujours été. Ses vaisseaux ont détruit les croiseurs allemands qui troublaient la sécurité des mers... Asquith a passé en revue ensuite, les différents théâtres des opérations, sur le front occidental, a-t-il dit, les Allemands sont tenus en échec. Depuis le mois d'avril ils n'ont pas gagné un pouce de terrain. Dans l'est, l'Angleterre a la plus grande confiance dans la puissance de la Russie qui refoulera les armées allemandes. En Mésopotamie, les Anglais ont rejeté les Turcs au-delà du Tigre et de l'Euphrate, et les troupes du général Nixon ne sont plus très loin de Bagdad. Aux Dardanelles, les sous-marins anglais qui opèrent dans la mer de Marmara avaient à la date du 26 octobre coulé deux vaisseaux de ligne, cinq canonnières, un torpilleur, huit transports et 197 navires destinés au ravitaillement des troupes turques. Dans les Balkans, enfin, la Quadruple Entente a bien tardé à venir au secours de la Serbie. C'est qu'elle croyait que la Grèce remplirait ses devoirs envers son alliée. Mais la Servie ne sera pas abandonnée, et la visite du général Joffre à Londres a permis aux Etats-Majors des deux armées de s'entendre sur les mesures à prendre pour la sauver. Après quelques critiques(?) de Mr Carson, quelques paroles de sir Edward Grey, la séance a été levée. 2° France. Le nouveau ministère français s'est présenté le 3 Novembre devant les chambres. Une déclaration a été lue à la tribune de la Chambre par le président du Conseil Briand, une autre au Sénat par Mr Viviani, ministre de la Justice. Voici le résumé de cette déclaration: "Il ne fut
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