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Retranscription du Tuyau, numéro 2, page 3 (3 août 1916)

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comme il ressort de la lettre annonçant l'envoi. La deuxième était de 16 caisses et la troisième de 10 caisses. Aucune lettre faisant prévoir l'arrivée de ces deux derniers envois n'a été reçue au Comité et l'on n'a pu en établir le poids net faute d'une balance bascule.
Plusieurs expériences faites au moyen d'une balance Roberval ont établi que: 1 biscuit avait un poids un peu supérieur à 52 gr.
19 biscuits avaient un poids un peu supérieur de 1 Kg
38 // 2 Kg
En conséquence c'est 38 biscuits que chaque prisonnier a reçu comme ration d'une semaine.
On saura que dans toutes les caisses de trouvent des biscuits brisés. La répartition en sera faite de manière aussi équitable que possible. Malheureusement 1033 prisonniers seulement ont pu être servis alors que l'effectif total du camp est de 4386 dont 3 353 en Kommandos. Depuis aucun nouvel envoi n'a suivi, les prisonniers non servis attendent encore la première distribution et tous, la deuxième, car la seconde semaine du nouveau régime est déjà commencée. Dans aucun cas un homme ne touchera une nouvelle ration de 2 Kg avant que tous les prisonniers affectés au camp ne soient en possession de la précédente.
Cette situation est d'autant plus regrettable que le pain et le biscuit arrivant encore aux prisonniers français dans leurs colis individuels est confisqué par ordre de l'autorité allemande depuis les premiers jours de Juillet et versé à l'ordinaire du camp. La Fédération nationale d'assistance aux prisonniers de guerre connaît exactement l'effectif du Camp de Quedlinburg.
Le président du Comité de secours a écrit plusieurs fois à la Fédération afin de la mettre au courant du regrettable état de choses dont les prisonniers ont à souffrir. Ceux-ci, en effet obligés de se contenter de la portion journalière de 300 gr. de pain de guerre octroyé par l'autorité allemande. Et cette ration a été jugée insuffisante à la fois par les gouvernements allemand et français lesquels, grâce à des moyens différents, ont doublé la ration pour les prisonniers de guerre des deux nations.
Dès que l'importance des envois de la "Fédération nationale d'assistance" le permettra les distributions se feront chaque semaine dans les conditions prescrites par l'autorité française.
E.L. Chatenet Membre du Comité de Secours
N.D.L.R. - Depuis cet article, de nouveaux envois nous sont parvenus, d'autres annoncés. Il nous est permis d'espérer que sous peu de jours, les distributions pourront s'effectuer régulièrement dans les proportions prévues par l'accord entre les gouvernements français et allemand.
Notons enfin que les caisses de biscuits venant de France mettent cinq à six jours à nous parvenir, faisons donc un peu de crédit à la Fédération Nationale de Secours aux prisonniers qui a assumé la lourde tâche de nous ravitailler.

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Comité français de Secours - Caisse de Secours

Il peut être intéressant pour nos camarades arrivés au Camp après la fondation du Comité de Secours et de la Caisse de Secours de rappeler brièvement le fonctionnement de ces deux organes.
Le Comité français de secours a adopté le principe des envois individuels de vivres de préférence aux envois collectifs. Par l'intermédiaire du Bureau international de Berne et par l'Agence des prisonniers de guerre à Paris, il a fait adopter par les sociétés qualifiées et par des marraines le plus grand nombre possible de prisonniers nécessiteux. Ceux qui ne sont pas secourus individuellement ou qui le sont insuffisamment reçoivent du Comité du camp des vivres fait sur les stocks fournis par le syndicat de Forez. Cette généreuses société pourvoyait aussi en linge, en vêtements et en pain, ceux qui en avaient besoin. Le secrétariat assure les services de l'administration et de la correspondance avec les comités et oeuvres de secours des différentes nationalités. Chaque nécessiteux possède une fiche se trouvent tous les renseignements relatifs au prisonnier, à ses ressources et aux secours reçus. Des contrôles fonctionnent au bureau de la poste et à la gare.
Chaque compagnie du camp est représentée par deux délégués, l'hôpital par un délégué. Les membres du Comité tiennent une réunion hebdomadaire au cous de laquelle ils discutent de toutes les questions intéressant le C.F.C.
La Caisse de Secours est internationale. Son comité est représenté par des délégués anglais, belges, russes et français. Les recettes sont constituées par des dons privés, par l'argent provenant des cassettes déposées dans les salles de théâtre et de concerts. Les dépenses sont indéterminées et en général dictées par les circonstances. Des crédits spéciaux peuvent être prélevés pour l'achat de médicaments spéciaux, d'appareils orthopédiques, de vivres, de vêtements. La principale dépense en cours est l'achat de vin pour les malades de l'hôpital dont l'état, sur l'indication des médecins, en nécessite l'usage.
E.L.C.


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