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Retranscription du Tuyau, numéro 26, page 4 (6 janvier 1916)
locaux en Alsace, une tentative des Russes pour passer de la défensive à l'offensive en Galicie et en Bessarabie, quelques opérations aériennes et navales, voilà le bilan militaire de la semaine. II° Diplomatie et Politique générale - France et Grèce - Au cours du voyage d'inspection qu'il a fait en Orient, le Général de Castelnau a rendu visite au roi de Grèce. Depuis son départ d'Athènes, des événements se sont passés qui ont soulevé de l'émotion dans les milieux allemands, autrichiens, turcs et bulgares. Les consuls de ces différentes nations qui se trouvaient à Salonique ont été sur l'ordre du Général Sarrail arrêtés et emmenés en rade à bord du "Patric". Les troupes de l'Entente ont occupé les consulats. C'est dit l'agence Havas, à la suite du raid exécuté par les aviateurs allemands au-dessus de Salonique, que les autorités militaires françaises et anglaises ont décidé d'expulser de cette ville les représentants des puissances centrales. Le gouvernement grec a protesté énergiquement contre cette mesure. Le gouvernement bulgare en manière de représailles, a fait arrêter à son tour les employés des ambassades Françaises et Anglaises qui étaient restée à Sofia après le départ de leur chefs de service. Aux dernières nouvelles, on annonce que plus de mille sujets Autrichiens et Allemands ont été arrêtés à Salonique ainsi que le consul de Norvège. Le Patric est parti pour Marseille. Les consuls qu'il porte à son bord, seront débarqués dans ce port et de là conduits à la frontière Suisse. Autriche et Etats-Unis - La réponse du baron Buriaux à la deuxième note américaine a satisfait le gouvernement de Washington. L'agence Reuter télégraphie à ce sujet: "Dans les cercles gouvernementaux, on déclare que l'Autriche a pratiquement donné satisfaction à toutes les exigences américaines relative à l'Ancona. Une rupture des négociations diplomatiques, ne saurait plus maintenant avoir lieu." Le gouvernement autrichien, en effet, a accepté de punir le capitaine du sous-marin qui a torpillé l'Ancona. Il paiera également les indemnités demandées pour les victimes américaines du naufrage, sauf pour celles qui se seraient noyées par suite de la négligence des marins de l'Ancona. Le président Wilson qui faisait son voyage de noces, est rentré à Washington lorsqu'il a appris le torpillage du Persia sur lequel se trouvaient comme nous l'avons dit plus haut, trois américains. Bruits de paix - La note suivante a paru dans les journaux allemands "Bâle 28 Décembre : La New Zurich Zeitung" publie sur le titre: Pensée de paix un article relatif aux conditions de la Paix telles qu'on les envisageraient dans les cercles allemands bien informés. Voici dans les grandes lignes la teneur de cet article. On songe dans les milieux allemands que des pourparlers de paix pourraient être engagés sur les bases suivantes. (1°) La Belgique conservera son indépendance et son autonomie, à condition de donner à l'Allemagne des assurances et adresser des gages qui rendent impossible le retour des événements de 1914. Même la grande industrie allemande serait la première à combattre sérieusement une annexion complète de la Belgique, car l'abolition des droits de Douane, conduirait à une situation intolérable, aussi longtemps que les conditions du travail en Belgique serait, faute d'une législation ouvrière suffisante, inférieures à celles qui existent en Allemagne. En effet même pour une union douanière on envisage la nécessité d'une période transitoire d'au moins 5 années. La Belgique aura à payer tous les ans à l'Allemagne une contribution de guerre égale à l'ancien budget militaire belge. L'Allemagne restera jusqu'à complet acquittement de la Belgique, chargée
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