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Retranscription du Tuyau, numéro 26, page 6 (6 janvier 1916)
Le gouvernement veut simplement avoir entre les mains un texte de loi qui lui permette de contraindre tous les célibataires dans de
certaines conditions d'âge à prendre du service dans l'armée.
IIIe Politique intérieure des Etats -
(1°) Le 27 Décbre, la chambre bulgare, la Sobranjié a tenu une grande sécance d'ouverture.
Le tzar Ferdinand était présent ainsi que les Pinces Cyrille et Boris ses deux fils.
Des popes qui se trouvaient dans l'assistance firent des prières publiques pour que la guerre se terminat aussi heureusement qu'elle avait
commencée.
Le tzar lût lui-même le discours qu'il avait composé pour la session.
(2°) Les socialistes Français ont tenu ces temps derniers un congrès à Paris.
Y assistaient parmi les leaders du parti, les ministres Français, Guesde, Sembat et Athémas, Gustave Herbé, Compère Morel et le ministre
belge Vanderverlde.
Le "Petit Parisien" écrit à propose de ce congrès que la politique du parti socialiste continuera, comme depuis le commencement de la guerre
à être celle du gouvernement.
IV Divers -
(1°) Le ministre français de l'Intérieur Malvy écrit dans la Liberté que le nombre des étrangers résidant à Paris qui s'élevait à 400 000 avant
la guerre est tombé à 150 000.
Tous les ressortissants Allemands et Austro-Hongrois sans exception sont maintenant internés dans des camps de concentration.
Plus de 5 000 neutres ont été expulsés de France.
(2°) D'après le "Temps" le contre-amiral anglais Philimore, qui, auparavant était chargé de diriger le service des transports aux
Dardannelles, est parti à la tête d'une commission maritime anglaise, inspecté les ports russes de Sébastopol et de Nikolaiev.
Florentin Nogent
Sonnet
Ce soir fête à Bergame, au palais "Lanzoli à Samain Estelle pour fêter le retour de Linctor? A convié ce soir toutes les élégances Les invités se font de grandes révérences Et vont près des buffets choquer les coupes d'or. Le bal est annoncé par des refrains de cor. Dans des froufroux soyeux se succèdent les danses. Les rebecs savamment en rythment les cadences. Au parc illuminé, légendaire décor. Fuyant les clairs reflets des roses girandoles En couple enlacés montent dans des gondoles. Les dames de la cour et les petits marquis. Et bientôt enivrés de nuit et de mystère. Des madrigaux sans fin et des rires exquis Réveillent les échos de l'étang solitaire. Lucien Vacherot
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