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Retranscription du Tuyau, numéro 28, page 5 (20-27 janvier 1916)

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l'établissement d'une collaboration plus étroite entre les deux armées.
II° La Guerre - Les opérations militaires n'ont eu cette semaine qu'un importance toute secondaire. Sur le front Ouest on signale que les Anglais avec leurs canons à longue portée ont atteint l'intérieur de la ville de Lille (Cmqué allemand du 16 Janvier).
Sur le front de l'Isouzo, les Autrichiens qui se bornaient jusque là à maintenir péniblement leurs lignes se sont d'après leur communiqué du 15 Janvier, emparés d'une position importante que les Italiens occupaient près d'Oslavia, au Nord-Ouest de Görz. Ils ont fait 933 prisonniers, dont 31 officiers. Ce succès a été sans lendemain puisque les Italiens dans leur communiqué du 16 ont pu annoncer que la position leur appartenant à nouveau. En Bessarabie on se bat toujours sans résultat. Par contre, sur le front du Caucase, les Russes ont remporté un succès près du fleuve "Aras". Dans le seule journée du 14, 29 officiers Turcs 400 soldats, 6 canons dont une pièce d'artillerie lourde, 8 mitrailleuses et des munitions en grandes quantité sont tombés entre nos mains. Les Turcs, de leur propre aveu ont reculé de plusieurs kilomètres. L'Aras est une rivière qui prend sa source en Arménie, coule d'abord en territoire turc puis en territoire russe, sert sur une grande partie de son cours de frontière commune à la Russie et à la Perse et mêle ses eaux à celle de la Rura, non loin de la mer Caspienne où cette dernière se jette.
III Politique intérieure et divers
1° Les Chambres françaises se sont réunies le 13 Janvier. Elles ont nommé leurs présidents: Mr Antonin Dubost a été élu président du Sénat par 175 voix, Mr P.Deschanels président de la Chambre par 322 vois. L'un et l'autre ont prononcé un grand discours pour l'ouverture de la sessions. On compte que le nombre de parlementaires décédés depuis le commencement de la guerre s'élève à environ 50. Dans le nombre citons: Mr de Misn, le leader catholique français, le sénateur aviateur Reymond, Mr Sarrien, une des utilités du parti radical, enfin le docteur Vaillant qui fut un des 1ers représentants à la Chambre du parti socialiste français.
(2°) Mr Clémenceau président de la Commission, de l'armée et de celle des Affaires Etrangères, a fait avec ses collègues Beranger et Gervais un voyage sur tout le front de l'Yser à la Meuse. Il a vu les soldats dans les tranchées et il est revenu à Paris, ainsi qu'il se plait à le répéter dans les couloirs du Sénat, plein de confiance dans nos "Poilus".
(3°) Le cardinal Mercier est arrivé à Rome vendredi soir. L'agence Stephani écrit à ce sujet (15/1) "Une foule très nombreuse s'était rendue à la gare pour assister à l'arrivée du cardinal. Un service d'ordres avait du être établie. Le grand Camérier du Papa, les ambassadeurs belges près du Vatican et du Quirinal, l'ambassadeur Anglais près du Vatican, le consul de Belgique à Rome, le député belge Destrées et nombreuses notabilités étaient présents. On remarqua aussi un enfant qui portait un bouquet de fleurs avec des rubans aux couleurs italiennes et belges, et l'inscription "Les enfants italiens au grand cardinal". Le train qui entre en gare à 7h15 fut accueilli par des applaudissements et le cri de "Vive la Belgique", "Vive le cardinal Mercier"! Le cardinal remercia et monta en automobile. Une foule si dense l'entoura que la voiture ne put avancer que lentement. Il descendit au collège belge où la foule renouvela ses manifestations de sympathie. Le cardinal du paraître au balcon où il fut salué par des applaudissements enthousiastes. Il remercia et se retira ensuite.
(4°) On annonce la mort de Huerta, l'ancien dictateur mexicain.
Politique générale (16-23 Janvier 1916)
Les amateurs d'imprévu ont été servis à souhait cette semaine. Dimanche on apprenait la capitulation du Monténégro, le roi Nicolas, las de défendre une cause perdue d'avance renonçait à la lutte et se livrait pieds et poings liés à son vainqueur. Le principe d'un désarmement générale posé par l'Autriche, était accepté par lui et tout de suite, après le désarmement on annonçait l'ouverture des pourparlers de paix. Le 19 encore, le consul du Monténégro ) Paris, sans nouvelles de son gouvernement, prenait-il sur lui de justifier, à tout hasard, l'attitude que les feuilles autrichiennes prêtaient au roi Nicolas. Dans une note digne qu'il communiquait à la presse, il indiquait que si réellement les monténégrins avait du renoncer à la lutte c'était certainement à cause des munitions et


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