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Retranscription du Tuyau, numéro 29, page 4 (3-10 février 1916)
Les fait de la semaine (23 Janvier - 6 Février 1916)
1° La Guerre (1°) Front Ouest - Le 24 Janvier, les Allemands ont pris sous le feu de leur artillerie les positions belges en Flandre. Ils les ont soumises à un violent bombardement dont un des effets a été de détruire le "Tour des Templiers" à Nieuport, ainsi que la cathédrale de cette ville. Ces deux monuments qui dominèrent de toute leur hauteur l'étendue plate des dunes environnantes servaient de poste d'observation aux alliés, et c'est la raison pour laquelle ils ont été visés. Le même jour en Arois, les Allemands après avoir fait exploser des mines sous nos tranchées avancées, s'emparaient au cours d'une attaque heureuse de 3 mitrailleuses et de plus de 100 prisonniers. Communiqué Allemand du 26 - Le 26 Janvier, à la suite également d'une explosion de mines ils enlevèrent des deux côtés de la route de Fimy à Neuville les positions françaises sur une étendue de 5 à 600 mètres faisant 1 officier et 50 hommes prisonniers. Le 28 Janvier, dans la même région au Nord-Ouest de la ferme de la Folie, c'est-à-dire au Nord-Est de Neuville St Vaast; ils prenaient 1500 mètres de tranchées et faisaient 237 prisonniers dont 1 officier. Le même jour, ils occupaient au Sud de la Somme, le village de Frise, 12 officiers et 927 hommes de troupes tombaient entre leurs mains. (Comm. Allemand du 27 Janvier) Devant la violence de ces attaques on a pu se demander un instant si les Allemands n'avaient pas ramené des troupes de l'Est à l'Ouest, et s'ils n'allaient pas tenter une fois encore de rompre les lignes alliées en Belgique ou dans le Nord de la France. Mais depuis le 29 Janvier aucun engagement important n'a été signalé dans ses régions, et rien ne permet de supposer que nous soyons à la veille d'une nouvelle bataille des Flandres. (2°) Front Italien et Russe Rien à signaler (3°) Albanie - Les troupes autrichiennes sont arrivées à 35 km de Durazzo. (4°) Caucase L'Etat-Major impérial russe écrit à la date du 23 Janvier 7h du soir. "Les opérations qui se déroulent depuis 15 jours sur le front turc ont répondu à notre attente. Lorsque les troupes du Général Indinitsch eurent porté avec succès leurs premiers coups au centre de l'Armée Turc, elles lancèrent leurs avants-gardes à la poursuite de l'ennemi jusque dans la région d'Erzeroum. En même temps ces troupes par une attaque violente dirigée contre l'aile droite turque forçaient cette dernière à évacuer la région de Mélaskert et à se retirer dans la Vallée de Musch. Au total nous avons au cours de ces opérations refoulé l'ennemi à 60 ferstes en arrière, en le chassant des positions qu'il avait fortifiées longtemps à l'avance, et nos troupes sont descendues d'une région montagneuse où le climat est très rude, dans des contrées peuplées, où il leur sera plus agréable de prendre leurs quartiers d'hiver, au cours de ces opérations nous avons fait de nombreux officiers turcs et askaris prisonniers. Nous avons en outre enlevé des canons, des mitrailleuses, du matériel d'artillerie et de génie en grande abondance et des équipements. (5°) Guerre aérienne Les Zeppelins ont opéré, cette quinzaine, des raids dans toutes les directions. Le 28, un d'entre eux a survolé et bombardé Davinsk. Un autre vint, le 29 au soir, lancer des bombes sur Paris. Voici les principales dépêches, relatives à cet événement, que nous avons recueillies dans les journaux allemands. Paris 30 Janvier (communication de l'agence Wolf) "L'agence Havas publie la communication suivante relativement à une attaque dirigée, contre Paris dans la nuit de samedi à dimanche par un Zeppelin. La police parisienne a pris samedi à 9 heures toutes els mesures de sûreté prescrites en cas d'attaque de Zeppelin. En quelques minutes la ville était plongée dans l'obscurité la plus complète. Une deuxième dépêche dit: A 9 heures du soir, on signale un Zeppelin qui se dirigeait sur Paris. Aussitôt on donna l'alarme et toutes les mesures de précaution durent prises. Le sous-secrétaire d'Etat pour l'aviation et son chef de cabinet, le colonel Mayer, se rendirent au Bourget. Des pompiers parcoururent les rues en prévenant les populations à son de trompe. Au-dessus de la ville on distinguait les allées et venues de l'escadrille chargée de la défense de Paris. Des projecteurs éclairaient constamment le ciel. Les promeneurs très nombreux sur les boulevards, suivaient des yeux les rayons lumineux.
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